Congrès de l'ANECR de St Etienne (suite)

Publié le par anonyme

Le Congrès de l'ANECR à St Etienne a permis de rajeunir le Conseil National et de renouveler le bureau de l'Association. C'est ainsi que les participants ont salué le départ du Président Dominique ADENOT, Maire de Champigny S/Marne et l'élection de Patrice BESSAC à la tête de l'ANECR. Le jeune Maire de Montreuil a clôturé le Congrès de l'ANECR par un discours particulièrement offensif devant une salle comble en donnant une autre version de la situation politique de notre pays. Ce discours, très applaudi, apporte une vision différente loin du matraquage médiatique que nous subissons quotidiennement et qui s'est accentué ces dernières semaines.

  

Aujourd’hui la droite désigne son challenger. Mais nous savons vous et moi que quel que soit le résultat c’est le monde de la finance qui l’emportera au détriment de la vie de millions de nos compatriotes. Cette consultation bénéficie d’une couverture médiatique sans égal, extravagante. Nos compatriotes vont en être littéralement gavés au point de penser pour certains que la politique et leur avenir ne tiennent qu’à cela.

Et bien non il y a un autre avenir pour la nation, pour le peuple français, et il eut été bon, souhaitable et équitable que les cameras et les micros se tendent de ce coté de la France à Saint Etienne pour informer nos concitoyens de notre assemblée et de son travail. Car c’est un vrai bol d’air qu’auraient eu alors ce dimanche les français.

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Monsieur le Maire, ancien Président de l’ANECR, cher Dominique,

Monsieur le Secrétaire national du Parti communiste français, cher Pierre,

Madame la sénatrice, chère Cécile,

Mesdames, Messieurs les élus, Maires, Conseillers régionaux, départementaux, Adjoints, Conseillers municipaux, territoriaux et métropolitains
Chers amis,
Citoyennes et citoyens, Amis, Camarades,

Nous sommes des élus militants. Et c’est cela qui nous donne notre énergie dans l’adversité. Nous sommes des militants élus. Des combattants. 
Nos convictions, nos valeurs sont notre bien le plus précieux. L’engagement est notre bien commun.

Notre Congrès en est la preuve. Il y a en France des citoyens et des citoyennes élus – qui ne renoncent pas, qui agissent partout sur le territoire pour les services publics et pour donner du sens à notre vie commune, et de fait à l’avenir de notre société humaine celle qu’entendait Jaurès.

Nous sommes une force.

Une force connectée, enracinée, une force d’action et d’espoir, une force politique et sociale.

Cette force, c’est l’énergie et l’engagement des 7 500 élus communistes et républicains qui ont fait le choix de l’action.

7 500 femmes et hommes qui démontrent quotidiennement leur utilité – notre utilité sociale, culturelle, économique, sociétale et tout simplement humaine.

Nos débats l’ont montré.

Nous sommes un patchwork de personnalités, de courants de pensée et de responsabilités, des élus membres d’exécutifs, des élus minoritaires, urbains ou ruraux… nous sommes à l’image de la France, qui est avant toute chose un pays de diversité, et celui qui n’a pas compris que nous n’étions ni gaulois, ni romains, ni celtes, ni andalous, ni italien, ni de la montagne, ni de la plaine, ni parisien, ni provençaux, ni malien, ni arabe mais tout à la fois, n’a rien compris à la France.

Nous sommes Français liés par un pacte : liberté égalité fraternité. Et que nous autres, ici rassemblés, voulons absolument faire vivre.

Depuis sa plus lointaine vallée pyrénéenne, de Belleville au cœur des anciennes houillères où chante dans les familles du Pas-de-Calais un air hérité d’une arrière grand-mère polonaise, la France est toujours une diversité qui apprend à s’aimer. C’est notre histoire. Nous formons un peuple multiple et unique.

Au-delà de nos différences, nous partageons ici trois choses essentielles, vitales même : désir, courage et volonté.

Désir, courage et volonté sont moins rares qu’on ne le pense. Nos désirs, notre courage, notre volonté affrontent aujourd’hui la peur et la résignation.

La peur, sciemment entretenue d’une partie du peuple face à la violence du système économique et les incertitudes et les précarités qu’il génère ici dans la Loire qui nous accueille ou chez nous en Seine-Saint-Denis.
La peur devant les bouleversements économiques, sociaux, écologiques dont chacun - où qu’il se trouve sur la planète – peut, désormais, faire l’expérience quotidienne.

La crainte souvent et la résignation parfois d’un grand nombre alors que le monde se transforme à une vitesse folle et que cette vitesse tétanise et nous empêche parfois de penser. 
Il faut parfois ralentir pour aller plus vite.

La crainte et la résignation, enfin, par des choix politiques, qui ont dévitalisé les institutions démocratiques et la politique.

Ce choix de la démission, cette trahison devant l’argent, cette soumission, cette désertion du politique est devenue l’obstacle principal à l’irruption constructive et à l’expression raisonnée – et non pas raisonnable – du peuple.

Elle le conduit dans un tunnel de frustrations et de renoncements. Servie par de pseudos intellectuels comme Mr Zemmour qui théorisent et projettent leurs propres fantasmes peureux et haineux sur la société toute entière.

La crainte enferme les peuples – elle nous enferme aussi – dans un cycle de passions tristes, de violence, de ressentiment, dans la dictature des émotions brutales et immédiates, dans un égoïsme déshumanisant.

Cette crainte, cette peur, est désormais devenue un programme politique, Elle met sur le devant de la scène bonimenteurs, affabulateurs, hypocrites, manipulateurs, voyous… toutes celles et ceux qui ne reculent devant aucune outrance pour manipuler les énergies de la multitude déboussolée et inquiète.

Un parfum nauséabond aux relents des années trente flotte désormais sur l’Europe.

En Autriche, en Hongrie, en Ukraine, dans les pays-Baltes, à travers tout le continent on assiste à la réapparition de mouvements autoritaires, à la reconstitution des anciennes ligues dissoutes, à la résurgence de la haine dans le débat politique et à sa réduction à un pugilat sans fin, à un spectacle sordide et navrant.

Cet été, en Italie, à Rome, un meeting néo-fasciste s’est tenu. Tendu au fond de la tribune, en pleine rue, devant des milliers et des milliers d’Italiens, un portrait de Benito Mussolini. Et en face ? Une contre-manifestation. Quelques dizaines de militants… un désordre de courage éparpillé en autant de chapelles… Quasiment rien.

Dans ce contexte où il s’agit de lutter pied a pied dans l’intérêt de nos compatriotes, notre unité est notre bien le plus précieux car sans élus nombreux, sans représentations dans les institutions de la République, notre combat perdra un des piliers de son influence et de ses capacités d’actions. Le nombre d’élus communistes et républicains, n’est pas une question électoraliste, c’est d’abord une question politique, c’est d’abord, une question pour l’ensemble du combat. Car à travers le nombre d’élus communistes et républicains, à travers leur action, c’est aussi l’avenir de toute notre famille politique, de notre combat et du pays qui est posé !... (Lire le discours en intégralité)

  


 

 

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