CONSEIL MUNICIPAL DU MERCREDI 24 FEVRIER 2016: Intervention d’Alain VACHER lors du débat d’orientation budgétaire

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CONSEIL MUNICIPAL DU MERCREDI 24 FEVRIER 2016:  Intervention d’Alain VACHER lors du débat d’orientation budgétaire

CONSEIL MUNICIPAL DU MERCREDI 24 FEVRIER 2016

Intervention d’Alain VACHER lors du débat d’orientation budgétaire

La cure d’austérité imposée aux Collectivités locales débutée sous l’ère SARKOZY se poursuit, aujourd’hui, et provoque des dégâts considérables dans les politiques publiques menées au service de la population.

Pour mémoire, la participation des Collectivités à l’effort de réduction de la dépense publique était de :

1,4 Milliards d’euros en 2014

3,67 Milliards d’euros en 2015

et sera de : 3,3 Milliards d’euros en 2016

Depuis des années, il devient de plus en plus difficile de tenir un équilibre fragile entre maintien des services à la population, maîtrise de la fiscalité pour préserver le pouvoir d’achat des familles, contrôle de l’endettement de nos Collectivités pour ne pas handicaper l’avenir et poursuite d’investissements utiles à l’épanouissement et au bien être des habitants.

Pour notre Commune, on ne peut pas, chaque année, parler d’un « état financier hérité

ultra contraint » essentiellement dû à une politique d’investissement importante par l’ancienne majorité, investissements dont profitent aujourd’hui l’ensemble des brivistes et que la majorité actuelle est bien contente de ne pas avoir à faire !

Je m’en suis longuement expliqué lors du débat d’orientation budgétaire 2015, donc il devient inutile d’en ressasser le bien fondé ou non.

Quant à la « préconisation » de l’audit commandé lors de votre arrivée aux affaires de la Commune à savoir : « réduire les charges de fonctionnement et le niveau de l’investissement », il ne fallait pas être « sorti de St Cyr » pour donner de tels conseils !

Toutefois, cette préconisation est devenue le « fil rouge » de votre politique, cette consigne vous l’appliquez avec beaucoup de zèle !

Cet exercice a aujourd’hui atteint les limites du supportable. Les agents territoriaux mobilisés contre le projet de refonte du régime indemnitaire, les responsables d’associations, les usagers des nombreux services publics de proximité nous le disent tous les jours.

Quand cette situation de pénurie va-t-elle cesser ?

Jusqu’où peut-on aller dans la réduction des charges de fonctionnement ?

L’austérité n’est pas une fatalité. Dans un Pays où l’Etat peut renflouer les banques en quelques heures où plus de 20 Milliards d’euros sont versés au CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) –sans création réelle d’emplois- où l’évasion fiscale et les profits financiers atteignent des records…

Nous ne devons et ne pouvons plus accepter cette « mise au pain sec et à l’eau » de nos Collectivités. Ces dernières doivent être garantes d’égalité d’accès pour tous à des offres publiques de premier plan en terme d’éducation, de santé, de culture, de sports, pour toutes les générations.

La baisse des charges de fonctionnement de 5 Millions d’euros de 2014 à 2020 passe par :

le non remplacement de certains départs à la retraite,

des suppressions de postes,

l’augmentation du temps de travail,

l’instauration de primes,

la réduction du nombre de jours de congés,

cela ne va pas dans le sens d’une amélioration du service rendu à la population par nos agents municipaux, bien au contraire !

Les investissements sont, quant à eux, réduits à la plus simple expression.

En dehors des opérations en cours : accessibilité, Caserne Brune, redynamisation Cœur de Ville, … ou obligatoires : aménagement de l’Immeuble Berlioz, de la Bibliothèque des Chapélies et du Service Habitat Jeunes, très peu d’opérations nouvelles verront le jour en 2016 à part le Centre de Supervision Urbain et la réfection de l’Avenue Kennedy.

En conclusion, la réduction des services, l’absence d’investissement concourent à faire supporter aux brivistes une cure d’austérité qui pèse durement sur les familles touchés par les bas salaires, le chômage et la précarité. Austérité qui compromet l’avenir du Bassin de Brive dans cette Grande Région que vous avez tant voulue et qui laissera de côté ceux qui n’ont pas de projets ou les moyens d’en avoir.

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